Ruby en France

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Ruby en France

Je reviens d’un week end agréable à Lyon pour Rulu.

Le week end fut très sympa et j’étais relativement impatient d’assister à une série de confs 100% Ruby. Le résultat est très bon mais la question traîne encore “Ruby en France ?”. Les différents “acteurs” présents (comprendre “leaders de communauté nationales ou régionales francophones”) se sont réunis pour discuter de ce que nous pourrions faire pour raviver un peu le feu sous la petite pierre rouge.
Je me suis fait gentiement rembarrer par l’organisateur de RailsCamp Paris (si je me souviens bien) Yann Klis lorsque j’ai commencé à dire que RuLu était super et que nous avions enfin l’occasion de nous rencontrer etc .. Cela m’a rappellé que je ne suis allé à aucun évènement communautaire (Ruby ou non) en Europe depuis 2006, mis à part le Fosdem en début d’année. Bref je suis bien mal placé pour parler. Donc merci à Yann pour le bac d’eau froide qui m’a rafraichit un peu la mémoire.

Je vais donc parler de ce que je connais : organiser un évènement, et écrire des articles.

Evènements

Pour reparler de lui, Yann Klis a d’ailleurs fait un résumé intéressant de ce dont il avait brièvement parlé ce week end. Je partage en gros son avis notament sur les évènements mono track. Un évènement trop court ou trop peu chargé présente un autre soucis : les professionnels ne sont pas intéressés car ils vont perdre beaucoup de temps entre les confs qui les intéressent. RuLu m’a intéressé mais je me suis passablement ennuyé dans 2 confs sur les deux jours, temps que j’ai passé à approfondir les confs précédentes ou préparer des slides. A cause de mon expérience (de visiteur) du dernier Fosdem j’avais d’ailleurs hésité jusqu’au vendredi matin (avant de prendre la route) pour réèllement me décider. Au final, ce que j’ai réèllement retiré du week end fut de rencontrer des gens et discuter de points particuliers levés soit par les confs, soit par la traditionnelle “tu fais quoi toi ?”. Dans l’ensemble je suis content (merci les gens!), mais à j’hésite à dire “Rulu 2012 j’y serai”. Je penche donc plutôt pour un modèle “barcamp” pour des organisations d’évènements.

Pour ce qui est de la taille “single track” d’évènements comme RuLu ou Euroku je pense que cela vient en partie du fait que nous n’avons pas des entreprises comme O’Reilly prêtes à investir beaucoup dans l’organisation d’un gros évènement Européen. Mais je me trompe peut être.

Trouver le public cible n’est en fait pas très difficile. Pour avoir co organisé des évènements de ce type (Libr’East) je sais qu’il faut éviter de faire des évènements orientés débutants : personne ne vient (ni les débutants car ils pensent que ça va être super technique) ni les brutes (ils pensent que ça va être inintéressant). Les débutants ont besoin d’être tenus par la main, les brutes ont besoins de choses très pointues et sont probablement en train d’écrire le code qui va avec. Le public visé est le public médiant, le plus nombreux, et les évènements, pour réussir doivent donc être dans ce sens (cf Cadence & Slang par Nick Disabato, 1.7, p13). Pourquoi comparer l’organisation d’un évènement à celui du design d’un produit ? Parce qu’un évènement doit tenir la route financièrement aussi, qu’il doit réussir pour être refait et réjouir tout le monde : organisateurs et visiteurs. Un évènement est un produit.

Ou alors ? Ou alors il faut un mastodonte d’orga et faire comme RailsConf 4, oui QUATRES, journées de confs EN SEMAINE. Regardez juste le programme du dernier jour. Il y en a pour tout le monde et pour tous les gouts, mais essentiellement pour le gros de la troupe (les devs et devops qui font des applications et les déploient). Ah oui un truc pareil il faut que ce soit niveau continental ou mondial, mais pas niveau national. Pour moi, le coût pour aller la bas aurait été exhorbitant, ca sera pour une autre fois. Et puis de toute façon nous pouvons désormais accéder aux vidéos de certaines conférences. Et pourquoi pas avoir des conférences dématérialisées ?

Des débutants

Puisque les conférences ne les attireront probablement pas (pour les raisons exposés plus haut + les étudiants sont pauvres, et les entreprises préfèrent payer des formations), il reste donc les livres. Les éditeurs de livres ne se risquent pas à publier du Ruby (en français) car le marché est trop petit et trop risqué donc pas de livres. Je pense qu’il faut donc se débrouiller par nous mêmes et publier du contenu de qualité. Ce qui a déjà été fait et qu’il faut continuer :

Il est aussi très simple de publier des pdfs et des ebooks par nous mêmes, enfin proposer des formations se fait déjà et est sûrement à développer avec les universités et écoles.

Allez, faîtes moi signe pour le prochain apéro.